Château de Courcelles Le Roy

45630, Beaulieu-sur-Loire
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Histoire

Si le Château de COURCELLES LE ROY est situé sur la commune de Beaulieu-sur-Loire, la propriété, elle, empiétait sensiblement sur les communes voisines puisqu’elle comprenait à l’origine 600 Hectares.

Comme il arrive presque toujours pour les résidences d’une origine fort ancienne et qui n’ont pas cessé d’être habitées, le Château de Courcelles Le Roy a subi depuis sa construction primitive de très importantes transformations.

Il est certain qu’à l’emplacement actuel du Château s’éleva jadis une demeure féodale avec fossés, pont-levis, tours et tourelles, meurtrières et mâchicoulis. Il est permis de présumer que cette construction devait être d’une notable importance puisqu’en 1200 il y avait déjà un seigneur de Courcelles et que ce seigneur nommé Gaucher de Corcells possédait une chapelle desservie par un chapelain distinct de celui de Beaulieu.

De cette ancienne demeure qui a certainement eu son histoire, il ne subsiste de nos jours presque aucun vestige, si ce n’est peut-être le pavillon central, avec ses mâchicoulis et ses restes de fenêtres à meneaux, encore que bien modifié par les transformations successives qu’il a subies.

La porte qui donne accès dans la cour d’honneur n’est sans doute également qu’un vestige de l’ancienne entrée fortifiée du Château.

Le château actuel est dans le goût et le style de la première Renaissance française qui commence à la fin du XVème siècle et se prolonge jusqu’au début du XVIIème siècle.
Ces constructions, avec leurs toitures élevées et leurs revêtements extérieurs de pierres et briques apparente, portent nettement le cachet de l’époque du règne de Henri IV et du commencement de celui de Louis XIII.

L’architecture d’alors a su faire œuvre originale, empruntant à tous les styles, sans les copier servilement et réalisant un amalgame heureux pour l’œil et rationnel puisqu’il s’adapte au climat et s’intègre au paysage.



L’architecture militaire féodale apparaît encore dans les tours, poivrières et mâchicoulis ; mais ces éléments défensifs ont seulement un rôle décoratif. Le style roman a donné les arcs en pleine-cintre. On prend à la Renaissance Italienne les fenêtres rectangulaires, les larges surfaces planes des façades où les horizontales sont soulignées par des corniches. Mais on évite les terrasses ou les toits trop plats, inadaptés aux hivers pluvieux. On leur préfère les toits d’ardoise à forte pente, dont l’uniformité est égayée par les lucarnes et les hautes cheminées.
C’est sans doute une réminiscence de l’art arabe qui fait jouer l’architecture avec les contrastes de la brique et de la pierre.

Le principal appartement du Château a toujours été désigné sous le nom de Chambre du Roy, et le domaine lui-même, depuis très longtemps, porte l’appellation de Courcelles-Le-Roy.
Cela, sans doute en souvenir du Roi Charles VII, qui d’après la tradition y aurait habité avec sa favorite Agnès Sorel.

On connaît mieux les propriétaires des XVIIème et XVIIIème siècles, mentionnés dans les registres paroissiaux : le comédien Dancourt, l’Académicien Guibert, la famille Deshayes, entre autres.
D’anciennes oubliettes parfaitement conservées furent découvertes, ayant par leur forme, une certaine analogie avec celles du Château de Pierrefonds, décrites par Viollet-le-Duc, dans son ouvrage sur cette antique forteresse..

Dans une large allée du parc, bordée sur ses deux côtés de magnifiques tilleuls formant une galerie de verdure et conduisant du Château à l’étang, se trouve un petit autel en pierre, de forme triangulaire, et dont les sculptures sont tout à fait frustres.

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