Château-hôtel de la Bourdaisière

37270, Montlouis-sur-Loire
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« La Bourdaisière est un monument historique (XIV°-XVI° siècle) idéalement situé au cœur des Châteaux de la Loire entre Tours et Amboise. Son parc de 55 hectares vous enchantera avec ses jardins extraordinaires dont le célèbre « Conservatoire national de la Tomate » et le « Dahlia Color » »

Histoire

Le Moyen Âge
Si la silhouette du château de La Bourdaisière rappelle surtout la Renaissance il ne faut pas oublier que la naissance de La Bourdaisière est bien antérieure au XVIème siècle.
Dès le milieu du XIVème siècle, le sous-gouverneur de Touraine, le Maréchal Jean Ier le Meingre dit Boucicault, fit édifier à l’emplacement même du château actuel une forteresse destinée à défendre les abords de Tours contre les assauts des anglais.
De cette forteresse médiévale subsistent les fossés, ces douves sèches au nord et à l’est du château, une tour d’angle ainsi qu’un escalier à colimaçons descendant dans les douves au sud-est de la terrasse.
Cette forteresse se transmit par héritage pendant plusieurs générations jusqu’à sa première vente le 4 mai 1482 , vente dont l’acte est conservé aux archives départementales. La Bourdaisière fut alors achetée par le Maire de Tours de l’époque, Louis de La Mézière.
C’est à partir de ce moment que La Bourdaisière allait connaître de multiples propriétaires au gré des ventes, échanges et successions.

La Renaissance
Le mariage au Château de Marie Gaudin, héritière de La Bourdaisière et Philibert Babou, descendant d’une grande lignée de notaires de Bourges , marque le début d’une première période de prospérité.
Marie Gaudin était réputée être « la plus belle femme de son temps ». Elle sera d’ailleurs la première maîtresse du Roi François Ier, ce qui aidera certainement la carrière de son époux. En effet Philibert Babou reçut du Roi de multiples charges et honneurs qui lui permirent d’asseoir sa fortune et de réaliser, vers [xxxxxxx] , la reconstruction de la vieille forteresse médiévale en une demeure campagnarde, composée d’un châtelet d’entrée à haute toiture ouvrant sur un pont levis enjambant les douves, prolongé vers le nord d’une aile le reliant au donjon du moyen âge. C’est dans ce nouveau château que seront accueillis à plusieurs reprises le Roi François Ier puis ses successeurs lors de leurs passages en Touraine. Au décès de Marie Gaudin, veuve de Philibert Babou depuis quatorze ans, la Bourdaisière reviendra à leur fils aîné Jean II qui sera, entre autre, Grand-Maître de l’Artillerie du Royaume (ministre de la Défense). Compte tenu des temps troublés de cette époque par les guerres de religion il jugea préférable de fortifier le château en aménageant, en [xxxxxxx] , la tour sud-est des remparts d’une caponnière munie de bouches à feu et en dégageant les douves.
C’est en novembre 1569 qu’il laissa par son décès le domaine de la Bourdaisière à son fils aîné Georges Ier Babou, Comte de Sagonne. Il fit construire vers 1595 une ferme aux allures de « manoir champêtre » et un cellier percé à flanc de coteau appelé aujourd’hui chapelle troglodyte. Ces travaux à peine terminés Georges Babou accueillait le 27 mai 1598, Henri IV et Gabrielle d’Estrées de retour de Bretagne où venait d’être signé l’édit de Nantes.

L’époque classique
Dans la première moitié du 17ème siècle le nouveau propriétaire de La Bourdaisière, le Marquis Nicolas Gouffier de Crèvecœur construisit à l’emplacement de la basse-cour médiévale deux imposants bâtiments en équerre constituant les écuries, puis vers 1650 une somptueuse aile en bordure des douves dont il ne reste malheureusement rien mais qui est représentée sur une gravure comme un très grand logis cantonné par deux pavillons carrés. Cette magnifique construction entraîna son propriétaire à la ruine et le poussa à vendre le domaine en 1674. A partir de là, La Bourdaisière connaîtra plusieurs propriétaires et sera, lors du passage de la Princesse de La Tour d’Auvergne, le rendez-vous de toute la société mondaine tourangelle. En novembre 1768 le Duc de Luynes qui avait hérité du Château l’échangea avec le Duc de Choiseul qui lui apportait la baronnie de Cinq Mars la Pile.
Le domaine vivait alors ses dernières heures: lorsque le Duc de Choiseul fut exilé en son Château de Chanteloup, il ordonna la destruction du Château que le Marquis de Crèvecœur avait édifié cent vingt ans plus tôt, ne laissant que le donjon du Moyen Âge et le manoir des Babou.

La Révolution
La Bourdaisière, propriété de la Duchesse d’Orléans, Adélaïde de Bourbon Penthièvre épouse de « Philippe-Egalité », fut séquestrée au nom de la République et vendue comme « bien national » en Novembre 1794. Elle fut achetée par Armand Dubernad, négociant en vin breton qui entreprit dès son arrivée la construction d’un nouveau château, adossé au sud du manoir Babou de style massif, cubique, seulement décoré par un portique central « à l’antique ».

L’époque moderne
En 1802 les héritiers de Dubernad vendaient le Château à Joseph Angelier qui allait mener à La Bourdaisière une vaste campagne de restauration. Il fit ainsi « rhabiller » le château Directoire d’une façade néo-renaissance.
Le Baron Angelier combla les douves, démolit les trois pont levis et le donjon qui subsistaient de l’époque médiévale. Il transforma ce qui n’était alors qu’une maison de jardinier en une chapelle de style néo- gothique Tudor et dessina l’actuel potager.
Son fils Gustave Angelier redécora l’intérieur du château et construisit notamment la bibliothèque. Il épaula la terrasse d’un mur en briques de style Henri IV. Le troisième Baron Angelier, héritier de son père en 1890, compléta l’ensemble en faisant monter une tour à l’angle Nord-Ouest du château et en aménageant les écuries de somptueuses stalles.
Le château sera ensuite vendu en 1923 à une riche Américaine Mme de Mérinville qui embellit l’intérieur et l’extérieur, et reçut la visite du Duc de Windsor en 1937. Acheté par un Anglais en 1938 il sera occupé par les Allemands, puis à la libération par une école militaire. Rendu à ses propriétaires mais laissé à l’abandon, les écuries puis le parc seront inscrits aux Monuments historiques en mars 1947.
En 1959 après la vente aux enchères de l’ensemble des meubles le château fut vendu à la Commune de Montlouis qui y installa une maison de retraite. Le château ne répondant plus aux normes de sécurité et de confort il fut vendu en 1988, à Maître François Michaud puis le 2 septembre 1991 il fut finalement acquis par les Princes de Broglie.

Le château aujourd'hui

Membre de Hôtels & Preference, cet hôtel de charme*** possède 25 chambres et 4 appartements restaurés et décorés par son propriétaire le Prince Louis Albert de Broglie également surnommé « Le Prince Jardinier ».

Notre restaurant est ouvert au dîner et vous propose une cuisine familiale élaborée avec les produits de notre potager. De début mai à fin septembre, nous vous accueillons également de 11h à 18h au salon de thé ou au Bar à Tomates®, selon la météo, pour une pause gourmande.

Dans notre boutique, vous découvrirez entre autres livres, graines de tomates et les produits de la marque « Le Prince Jardinier ».

Le parc de 55 hectares vous enchantera avec ses jardins extraordinaires dont le célèbre « Conservatoire national de la Tomate » et le « Dahlia Color ». Une piscine extérieure (en saison), un terrain de tennis, un parcours de jogging et des balades en sous-bois vous permettront de vous ressourcer.

Une ferme en agro-écologie inspirée de la permaculture, inaugurée en 2013, vous permettra de comprendre les enjeux reliant l’homme, les territoires et la nature.

Prochainement, vous pourrez visiter notre labyrinthe de caves de 25 000 m² dont une partie est actuellement en cours d’aménagement.

Notre équipe passionnée par ce lieu et empreinte de son caractère exceptionnel vous accueillera pour séjourner en famille, entre amis, ou dans un cadre professionnel afin de découvrir les châteaux de la Loire, travailler dans le calme ou vivre des moments romantiques, de douceur, et de bonheur.

Une école de la nature et un nouvel art de vivre, telles sont les promesses de ce château qui ressuscite les grandes maisons des siècles passés.

Mon château est ouvert aux visites

La promenade permet de découvrir les 700 variétés de tomates, les collections de menthes et de basilics du potager-conservatoire, les couleurs extraordinaires des 400 variétés de dahlias du jardin contemporain dessiné par Louis Benech, les arbres fruitiers du verger ou encore les majestueux sequoïas et cyprès de Lambert du parc.

Un guide conférencier est à votre disposition pour vous faire découvrir l’histoire du château (1 à 2 fois par jour).
Notre jardinier pourra répondre à toutes vos questions sur les plantations, les méthodes préventives, curatives des plantes présentes sur le domaine, du lundi au vendredi, de 11h30 à 12h et de 16h30 à 17h.

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